Une semaine explosive pour les marchés entre politique, taux directeurs et indicateurs économiques
Trump, le faiseur de tempêtes sur les marchés
La présidence de Donald Trump reste un feu d’artifice permanent pour les investisseurs. Cette semaine encore, ses déclarations sur les droits de douane – entre allègements pour la Chine et menaces envers le Canada ou le Mexique – continueront de faire trembler les indices. Une rhétorique apaisée pourrait calmer les actions, tandis qu’un discours agressif boosterait le dollar. L’or, lui, danse au gré des humeurs boursières.
Mais attention : Trump, grand amateur de valorisations boursières, pourrait modérer ses ardeurs. Les marchés, capables de répliquer par des ventes paniquées, servent de garde-fou. Autre dossier sensible : l’immigration. Des expulsions massives de travailleurs risqueraient de fragiliser l’économie… Un scénario peu probable selon nos prévisions.
La Fed, prête à asséner un nouveau coup de massue ?
Réunion mercredi à 19h GMT. Aucun changement de taux n’est attendu, mais le ton de Jerome Powell sera scruté. En décembre, la Fed avait surpris avec un message ultra-rigoriste, tablant sur seulement deux baisses de taux en 2025. Depuis, l’inflation a légèrement reculé, mais l’emploi reste brûlant.
Si Powell réitère ses inquiétudes inflationnistes – aggravées par les politiques trumpistes –, attendez-vous à un dollar en hausse et à l’or en chute libre. À l’inverse, un discours rassurant sur deux coupes possibles en 2025 ferait souffler les marchés. La Fed joue avec les nerfs des traders : prêts pour le rollercoaster ?
BCE : Baisse des taux… et prière pour éviter la guerre commerciale
Jeudi, 13h15 GMT. Une nouvelle baisse de 0,25% est acquise, mais les motifs inquiètent. Si la BCE justifie son geste par une inflation maîtrisée, l’euro pourrait résister. En revanche, évoquer des craintes économiques ou des tarifs douaniers américains le ferait plonger.
Christine Lagarde, en équilibriste, devra éviter les références politiques tout en reconnaissant l’impact des tensions commerciales. Autre attente : un possible pause en mars, pour contenter les faucons de la BCE. Un scénario qui soutiendrait la monnaie européenne.
PIB américain : L’ogre économique montre ses muscles
Jeudi, 13h30 GMT. Le dernier trimestre 2024 devrait afficher une croissance annuelle de 2,8%, confirmant la suprématie économique des États-Unis. Un chiffre au-dessus de 3% renforcerait le dollar et inquiéterait les marchés actions, tandis qu’un ralentissement vers 2,5% offrirait un ballon d’oxygène à l’or. Notre prédiction ? Un solide 3%, de quoi alimenter l’optimisme… et les tensions sur les taux.
Core PCE : Le test ultime pour la Fed
Vendredi, 13h30. L’indice préféré de la Fed pour mesurer l’inflation entre en scène. Après deux mois de hausse, une stagnation à 2,8% en glissement annuel est anticipée. Toute surprise (à la hausse ou à la baisse) bousculera les anticipations de taux. Si Powell a minimisé les risques et que le Core PCE s’envole, attendez-vous à un électrochoc sur les marchés. À l’inverse, un recul serait une divine surprise pour les actions.
Une semaine sous haute tension, où chaque déclaration et chiffre peut tout faire basculer. Entre Trump imprévisible, des banques centrales sur le fil et des indicateurs économiques explosifs, les investisseurs devront garder leur sang-froid… et leur ceinture attachée.